Albert Einstein, itinéraire d'un dyslexique

février 08, 2021

Et si l’on vous disait que l’un des plus brillants esprits du monde scientifique, l’un des hommes qui ont contribué à faire le plus avancer les sciences et la physique, était fort probablement dyslexique ? Albert Einstein. De nombreux témoignages semblent corroborer cette thèse, sans qu’elle n’ait jamais pu être prouvée. Nous vous laissons juger par vous-même !

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Albert Einstein a parlé très tard…

Ce retard dans l’apprentissage du langage aurait d’ailleurs poussé certains de ses professeurs à douter de ses capacités intellectuelles. L’anecdote a d’ailleurs donné naissance au terme de « Syndrome d’Einstein », attribué aux « Late Talkers » (parleurs tardifs), que certains attribuent même à des esprits « géniaux » (c’est le cas notamment chez de grands mathématiciens Srinivasa Ramanujan et Julia Robinson, ou physiciens physiciens Edward Teller et Richard Feynman, ou encore pianistes Clara Schumann et Arthur Rubinstein.)

Un talent pour la pratique du piano…

Jouer du piano était pour Einstein plus qu’un loisir : un véritable moyen de se poser, de réfléchir, organiser ses idées et dénouer les problèmes qui se posaient à lui. Il se levait parfois, après avoir joué quelques temps, en déclarant, tel Archimède : « J’ai trouvé ! ».

Des difficultés à mémoriser

Il était compliqué pour Albert Einstein d’intégrer certaines informations de manière durable. Y compris lorsqu’il s’agissait d’informations relatives à son domaine de compétence. « Quelle est la vitesse du son ? ». Sa réponse était : « Je ne sais pas. Je n’encombre pas ma mémoire avec des faits que je peux
retrouver dans une encyclopédie ».

Il en allait de même pour l’apprentissage des langues étrangères : bien qu’ayant vécu aux Etats-Unis, en Suisse, en Italie et en Allemagne, il n’est jamais parvenu à maîtriser une nouvelle langue. Il admettait lui-même que son esprit n’était pas structuré pour cela.

Un décalage dans ses relations aux autres, surtout dans l’enfance

Albert Einstein s’est toujours senti différent des camarades de son âge : plutôt en quête de calme, il était reconnu pour sa sagesse, sa maturité et son objectivité précoces, au point qu’il était souvent choisi comme arbitre pour les jeux sportifs. Un calme en milieu scolaire qui a succédé aux terribles
colères de sa petite enfance, finalement estompées par son entrée à l’école.

Des études par quasi procuration !

Suivre un cours était particulièrement compliqué pour Einstein lors de ses études supérieures. Il reprenait essentiellement les notes de l’un de ses amis, et préférait lire les ouvrages de scientifiques hors programme, comme le physicien Maxwell. L’autodidaxie a été pour lui un bien meilleur moyen d’apprentissage.

Albert Einstein qui tire la langueUne très probable dyscalculie

Sa réputation de scientifique de génie tend à faire oublier que les mathématiques n’étaient pas le terrain de jeu favori d’Albert Einstein. Il admet avoir souvent commis des erreurs de calcul, au point d’avoir parfois douté de ses conclusions en physique. Mais il a finalement excellé dans cette dernière discipline, parce qu’elle mobilisait bien plus l’intuition que le pragmatisme et la logique binaire.

L’élaboration de sa théorie de la relativité doit notamment son succès à la capacité d’Einstein à « déplacer son imagination », une compétence fréquente chez les dyslexiques : il pouvait ainsi observer le rayon lumineux sous plusieurs angles, mobiliser son hémisphère droit pour la compréhension, puis son hémisphère droit pour la mise en équation et verbalisation de sa théorie.

Un génie longtemps incompris, mais enfin reconnu et salué…

Ainsi, bien que les dyslexie/dyscalculie d’Einstein aient grandement compliqué ses apprentissages, relations aux autres, premiers pas dans le monde du travail,… il n’en demeure pas moins aujourd’hui l’un des plus grands génie que le monde ait compté. Il aura finalement non seulement développé des
théories qui ont changé la face du monde moderne, mais également réussi à dépasser ses difficultés pour transmettre son savoir à travers le monde entier.
Un bel exemple à se remémorer, dans les moments de doutes et de difficultés de nos jeunes neuro-atypiques !

Source : www.infodyslexie.org et wikipedia (article sur le syndrome d’Einstein).

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